
Le Palais
Citadelle Vauban
détenu politique au Dépôt de Belle-Île
→Révolutionnaire socialiste né en 1805 et mort en 1881, Auguste Blanqui passa plus de trente ans de sa vie en prison. À Belle-Île-en-Mer, il fut détenu de 1850 à 1857 au Dépôt de Belle-Île, devenu maison de détention et de déportation, établi à Haute-Boulogne sur le glacis de la citadelle Vauban du Palais. Arrivé le 30 octobre 1850 avec d'autres condamnés politiques après les journées de juin 1848, il y côtoya notamment Armand Barbès, Charles Delescluze et Charles-Ferdinand Gambon. Sa tentative d'évasion de 1853 avec Barthélémy Cazavan, vite déjouée, reste un épisode fort de la mémoire locale. En 1857, il fut transféré à la citadelle de Corte, en Corse.
Après juin 1848, l'État établit à Belle-Île un dépôt pour détenus politiques, créé le 21 septembre 1848. Il devint en 1850 maison de détention et de déportation. Situé à Haute-Boulogne, sur le glacis de la citadelle Vauban, il est distinct des bâtiments de la citadelle elle-même. Blanqui y arriva le 30 octobre 1850. Selon le site La Colonie pénitentiaire, les conditions, d'abord relativement souples, se durcirent ensuite : cachot, privations, brutalités.
Citadelle VaubanCréation du dépôt de détention de Belle-Île, destiné aux insurgés de juin 1848.
Arrivée de Blanqui au Dépôt de Belle-Île, lieu de détention situé à Haute-Boulogne, sur le glacis de la citadelle.
Tentative d'évasion avec Barthélémy Cazavan : mannequins dans les cellules, fuite vers la côte près de Radenec, puis dénonciation et reprise. Les sources divergent d'un jour sur la date (4 avril selon Là-bas, 5 avril selon commune1871). Punition de 29 jours de cachot selon commune1871.
Transfert de Blanqui à la citadelle de Corte, en Corse, avec 32 autres détenus selon commune1871.
En avril 1853, Blanqui et Barthélémy Cazavan tentèrent de s'évader après une longue préparation. Ils gagnèrent la côte près de Radenec avant d'être trahis et ramenés au dépôt. Selon commune1871, la mémoire de l'épisode était encore vive en 1886 lors de l'enquête de Gustave Geffroy, une maison locale étant surnommée « Château Blanqui ».
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.