Schneisingen
Schlössli
peintre
→Francesco Antonio Giorgioli (vers 1655 – Meride, 1725) est le peintre le plus connu d'une dynastie d'artistes de Meride, au Tessin, dont les membres graveurs, stucateurs, sculpteurs et peintres essaimèrent sur les chantiers baroques d'Europe centrale. Fils du graveur-sculpteur Giovan Pietro, dit « Il Longo », il travaille vers 1687 à Varsovie avec son frère stucateur Carlo Giuseppe, puis s'impose comme fresquiste prolifique entre 1691 et 1722, de la Lombardie à la Forêt-Noire : abbayes de Muri, Pfäfers et Rheinau, Säckingen, Sankt Trudpert. Il fait souvent équipe avec le stucateur Giovanni Battista Bettini. C'est ainsi qu'il intervient au « Schlössli » de Schneisingen, en Argovie : selon l'inventaire cantonal, le seigneur justicier Kaspar Ludwig von Schnorff y fait décorer vers 1696-1698 cinq pièces, dont Giorgioli peint les plafonds tandis que Bettini en exécute les stucs. Restauré dans les années 1970, cet ensemble profane baroque fonde la protection cantonale puis fédérale de la demeure.
Attestée à Meride depuis 1530, la famille Giorgioli fournit pendant au moins quatre générations graveurs, stucateurs, sculpteurs, peintres et architectes, qui s'appuient sur les réseaux familiaux pour obtenir des commandes à l'étranger. Francesco Antonio en est la figure picturale majeure : le HLS le décrit comme un fresquiste habile et fécond, au style reconnaissable parfois répétitif.
Naissance dans la famille d'artistes Giorgioli de Meride.
Travaille à Varsovie avec son frère, le stucateur Carlo Giuseppe.
Activité de fresquiste en Suisse, Lombardie et Allemagne du Sud (Muri, Pfäfers, Rheinau, Säckingen, Sankt Trudpert, Pavie).
Peint les plafonds de cinq pièces du Schlössli de Schneisingen pour Kaspar Ludwig von Schnorff, avec les stucs de G. B. Bettini.
Décès à Meride.
Après avoir obtenu en 1681 la basse juridiction de Schneisingen, Kaspar Ludwig von Schnorff embellit sa demeure. Vers 1696-1698, cinq pièces reçoivent plafonds stuqués et peints : l'inventaire argovien attribue les fresques à Giorgioli et les stucs à Bettini, duo déjà actif à Muri. Divisée en deux logements en 1798, la maison a vu ses plafonds restaurés dans les années 1970 ; elle est protégée par le canton depuis 1963 et par la Confédération depuis 1976.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.