Joinville
Château d'En-Haut de Joinville
fondateur de la collégiale Saint-Laurent
→Seigneur de Joinville
Geoffroy III, seigneur de Joinville au XIIe siècle, est traditionnellement associé à la fondation de la collégiale Saint-Laurent, édifiée dans l'enceinte du château d'En-Haut de Joinville (Haute-Marne). Cette église castrale devint la nécropole des seigneurs puis des princes de Joinville jusqu'à sa destruction à la Révolution. Les sources consultées s'accordent sur le lien entre le seigneur et la fondation, mais la base universitaire des collégiales rappelle qu'aucune charte de fondation n'est conservée et que l'attribution reste incertaine.
La collégiale Saint-Laurent fut érigée à l'intérieur de l'enceinte du château d'En-Haut de Joinville. Un article consacré au château indique que Geoffroy de Joinville fit construire cette église castrale, qui devint la collégiale Saint-Laurent et servit de lieu de sépulture aux seigneurs puis aux princes de Joinville jusqu'au XVIIe siècle. Un site de sépultures évoque pour sa part une fondation par Geoffroy de Joinville, sénéchal de Champagne, avec un point d'interrogation sur la date (1158 ?).
Fondation de la collégiale Saint-Laurent dans l'enceinte du château de Joinville ; la base des collégiales lui attribue 4 prébendes initiales, sans charte de fondation conservée et avec un fondateur 'non certain'.
Son frère Guy fonde de nouvelles prébendes (4 supplémentaires) : le chapitre existe donc à cette date.
À partir de Geoffroy IV, la collégiale devient le lieu de sépulture exclusif des seigneurs de Joinville.
La base de données des collégiales séculières de France (Université de Limoges) précise qu'aucune charte de fondation ne subsiste et que le fondateur n'est pas certain ; Geoffroy III est cependant le fondateur retenu, avec quatre prébendes, avant l'ajout de quatre autres par son frère Guy en 1178. Les dates de vie de Geoffroy III ne sont pas établies dans les sources consultées et ne sont donc pas reprises ici.
La collégiale, qui abritait notamment la sépulture de Jean de Joinville et de membres de la maison de Guise, disparut à la Révolution : le 22 novembre 1792, les cendres furent transportées au cimetière de la commune. Une dalle de marbre noir commémorative fut placée en 1841 sous Louis-Philippe.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.