Joinville
Château d'En-Haut de Joinville
seigneur de Joinville à la fin du XVIIIe siècle
→Duc d'Orléans · Prince de Joinville
Louis-Philippe d'Orléans, dit Philippe Égalité (1747-1793), duc d'Orléans, détient à la fin de l'Ancien Régime la principauté de Joinville, en Haute-Marne, héritée de la lignée Guise puis passée aux Orléans à la fin du XVIIe siècle. À Joinville, son nom est attaché à la disparition du château d'En-Haut, forteresse seigneuriale dont il ne reste que des vestiges de fortifications au sommet de la colline. Les sources divergent sur le calendrier : la DREAL Grand Est évoque une démolition en 1791, tandis que l'histoire locale compilée par Geneawiki décrit en 1793-1794 une vente fictive dressée par le comité révolutionnaire local. Le château du Grand Jardin, fondé en 1533 par les Guise, a quant à lui survécu. Le prince est guillotiné le 6 novembre 1793.
Joinville est une seigneurie des Guise, érigée en principauté au XVIe siècle ; après la mort du dernier duc de Guise en 1675, l'héritage passe par les femmes de la famille jusqu'au duc d'Orléans, frère de Louis XIV. En 1791, la seigneurie appartient à Philippe Égalité, duc d'Orléans et prince de Joinville. Le domaine comprend deux ensembles distincts : le vieux château fortifié d'En-Haut sur la colline et le château du Grand Jardin, fondé en 1533 dans le style de la Renaissance italienne.
Fondation du château du Grand Jardin par le premier duc de Guise.
Mort du dernier duc de Guise ; la succession mène aux Orléans.
Philippe Égalité est duc d'Orléans et prince de Joinville ; la DREAL date de cette année la démolition du château d'En-Haut.
Philippe Égalité est guillotiné.
Le château d'En-Haut (Vieux-Château) n'existe plus : la DREAL Grand Est indique qu'il a été démoli en 1791 sans préciser l'auteur de la décision, alors que l'histoire locale rapporte qu'en 1793-1794 des membres du comité révolutionnaire de Joinville s'en seraient emparés au moyen d'un faux acte de vente, prévoyant son démantèlement. D'après cette même source, le château n'était pas abandonné : une cinquantaine de personnes, membres de la famille de Louis-Philippe et serviteurs, y vivaient. Une autre synthèse indique que le duc fit vendre les bâtiments à un acheteur chargé de les raser. Ces versions ne concordent pas ; la date et les responsabilités exactes restent donc à établir par les archives.
Du château d'En-Haut ne subsistent que des vestiges de murs de fortification au bord de la colline, appelée Haute Motte sur les cartes actuelles et « le Bastion » au cadastre. Le château du Grand Jardin, classé site en 1973 et noté collection nationale en 2018, perpétue la mémoire des princes de Joinville.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.