Arques-la-Bataille
Château d'Arques-la-Bataille
fondateur
→comte de Talou · comte d'Arques
Fils du duc Richard II de Normandie et de Papie, Guillaume d'Arques reçut de son jeune neveu, le futur Guillaume le Conquérant, le comté de Talou à la fin des années 1030. Il fit élever sur l'éperon dominant la vallée de la Béthune la première forteresse d'Arques, vaste enceinte ovale palissadée défendue par un fossé, entre 1040 et 1053. Entré en rébellion contre le duc, il y soutint un siège qui s'acheva par une capitulation due à la famine (1053-1054), puis finit ses jours en exil auprès du comte de Boulogne.
Guillaume choisit un éperon calcaire proche de Dieppe pour établir sa place forte. Selon la DRAC Normandie, ce premier château est édifié entre 1040 et 1053 : vaste enceinte ovale fermée de palissades, coupée du plateau par un fossé profond. C'est sur cette assise que Henri Ier Beauclerc fera bâtir à partir de 1123 le donjon carré et les enceintes de pierre. Les ruines, propriété de l'État, sont classées monument historique depuis 1875.
Le jeune duc Guillaume lui concède le comté de Talou, au nord du pays de Caux.
Édification de la première forteresse d'Arques : grande enceinte ovale palissadée isolée par un fossé.
Comme « Guillelmus Archensis comes », il donne Périers-sur-Andelle à l'abbaye Saint-Ouen de Rouen.
Révolte contre le duc, avec l'appui du roi Henri Ier ; le duc assiège Arques et la réduit par la famine.
Capitulation et exil auprès du comte Eustache de Boulogne.
Henri Ier Beauclerc lance la reconstruction en pierre du château.
Au début des années 1050, Guillaume d'Arques rompt avec son neveu et fait de sa forteresse le foyer d'une rébellion soutenue par le roi de France Henri Ier. Le duc investit la place et la réduit par la famine. Après sa capitulation, vers 1054, Guillaume se réfugie chez le comte Eustache de Boulogne, où il meurt à une date inconnue. Son comté n'est pas transmis. Les dates de naissance et de mort restent incertaines et divergent selon les auteurs.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.