Saint-Bonnet-de-Joux
Chateau de Chaumont-Laguiche
commanditaire des écuries · 1648-1652
→duchesse d'Angoulême
Henriette de La Guiche est la commanditaire des grandes écuries du château de Chaumont, à Saint-Bonnet-de-Joux, en Charolais. Fille de Philibert de La Guiche, seigneur du lieu et grand maître de l'artillerie sous Henri III, filleule d'Henri IV, elle épouse Louis-Emmanuel de Valois, duc d'Angoulême et colonel général de la cavalerie légère. Selon la tradition familiale rapportée par l'actuelle propriétaire, Anne de Laguiche, elle constate à son arrivée qu'aucun bâtiment ne peut loger la garde armée de son mari et fait élever entre 1648 et 1652 des écuries à la mesure du rang ducal. La notice Mérimée retient bien une campagne de 1648 et le nom de François Martel, maître tailleur de pierres de Charolles, comme maître d'œuvre ; l'architecte François Blondel revendiquera en 1685 la conception d'une écurie « à Chaumont la Guiche en Charolois ». L'édifice, avec ses deux rangées d'arcades portées par des colonnes toscanes et ses voûtes d'arêtes, est classé monument historique depuis 1982. Après 1653, Henriette fait modifier la façade sud-est pour y placer une statue équestre de son père : la légende locale veut que les écuries comptent 99 chevaux, le centième étant ce cavalier de pierre, puisque seul le roi pouvait en aligner cent. Les écuries ont été restaurées entre 2016 et 2025 avec l'aide de la Mission Patrimoine et de la Fondation du patrimoine.
La construction des écuries répond, selon le récit transmis par la famille, à un besoin concret : loger dignement la garde armée et les chevaux de Louis-Emmanuel de Valois, colonel général de la cavalerie légère. Henriette de La Guiche fait donc bâtir, entre 1648 et 1652, un édifice d'apparat plutôt qu'un simple bâtiment agricole. Le chantier est confié à François Martel, tailleur de pierres de Charolles, que la notice Mérimée retient comme maître d'œuvre de la campagne de 1648. La paternité du dessin reste discutée : François Blondel, architecte du règne de Louis XIV, écrit en 1685 en avoir fait construire une à Chaumont, ce qui suggère qu'il en fournit le projet, tandis que la tradition évoque aussi une inspiration léonardienne pour l'aménagement intérieur.
Début de la construction des écuries de Chaumont, exécutées par François Martel, maître tailleur de pierres de Charolles.
Achèvement des écuries selon la tradition familiale.
Modification de la façade sud-est pour accueillir une statue équestre de Philibert de La Guiche.
François Blondel revendique dans ses écrits la conception d'une écurie à Chaumont-la-Guiche.
Les écuries et leurs escaliers extérieurs sont classés monument historique (arrêté du 21 septembre 1982).
L'intérieur est rythmé par deux rangées d'arcades sur colonnes toscanes portant des voûtes d'arêtes, un dispositif rare pour une écurie privée. Après 1653, la commanditaire fait reprendre la façade sud-est pour y installer la statue équestre de son père Philibert, rappel de la gloire militaire de la lignée. De là vient la légende des « 99 chevaux » : seul le roi aurait pu en abriter cent, le centième étant ici le cheval de pierre. Classées en 1982, les écuries ont fait l'objet d'une restauration de 2016 à 2025, soutenue par la Mission Patrimoine et une collecte de la Fondation du patrimoine ; le reste du domaine est inscrit depuis 2017.
1648 · Début de la construction des écuries de Chaumont, exécutées par François Martel, maître tailleur de pierres de Charolles.
1652 · Achèvement des écuries selon la tradition familiale.
après 1653 · Modification de la façade sud-est pour accueillir une statue équestre de Philibert de La Guiche.
1982 · Les écuries et leurs escaliers extérieurs sont classés monument historique (arrêté du 21 septembre 1982).
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.