Personnalité historique

Jean Pâris de Montmartel

marquis de Brunoy · comte de Sampigny · seigneur de Villers-sur-Mer

Jean Pâris de Montmartel (1690-1766), aussi écrit Monmartel, est le cadet des quatre frères Pâris, financiers venus du Dauphiné. Il fut garde du Trésor royal puis banquier de la cour de Louis XV. Il est lié au domaine de Brunoy, sur l'Yerres, dont il acquit le fief en 1722 selon plusieurs notices. Il y agrandit le château et fit aménager les « Grandes Eaux », jeux d'eau et parc à la française descendant vers la rivière, qui firent la réputation du lieu. La terre fut érigée en marquisat en 1757 et il mourut à Brunoy en 1766. Son fils dut céder le domaine au comte de Provence en 1774. Le Grand Château a disparu après la Révolution.

Portrait de Jean Pâris de Montmartel
Naissance3 août 1690, Moirans (Dauphiné)
Décès10 septembre 1766, Brunoy
Fonctionmarquis de Brunoy · comte de Sampigny
MaisonFamille Pâris (frères Pâris)
ÉpoqueRégence et règne de Louis XV
Histoire & patrimoine

Un financier de la cour de Louis XV

Jean Pâris de Montmartel appartient à une fratrie de quatre financiers dauphinois. Ils ont fait fortune dans les fournitures aux armées, puis se sont imposés sous la Régence et sous Louis XV. Cadet de la famille, Jean devient garde du Trésor royal en 1724 et sert ensuite de banquier de la cour. Il est donc l'un des intermédiaires majeurs entre la monarchie et ses créanciers. Il est aussi amateur des arts : en 1746, Maurice Quentin de La Tour expose son portrait au pastel au Salon, et Cochin en tire une gravure. Comme d'autres grands financiers, il convertit une partie de sa fortune en terres titrées, dont Sampigny et Villers-sur-Mer. Brunoy reste toutefois sa demeure principale.

Château de BrunoyChâteau de Brunoy
Frise chronologique

Repères dans sa vie

1690

Naissance à Moirans, en Dauphiné. Il est le plus jeune des quatre frères Pâris (Antoine, Claude, Joseph dit Pâris-Duverney et Jean).

1722

Acquisition du fief de Brunoy, selon la notice Ut pictura 18 et l'historique du château. La documentation intercommunale situe plutôt en 1744 le rachat du Grand Château, un ancien petit château féodal.

1724

Il devient garde du Trésor royal.

vers 1745

Pendant l'aménagement du parc, construction du pont de Soulins pour désenclaver le hameau.

1746

Maurice Quentin de La Tour expose au Salon un portrait au pastel du financier, aujourd'hui au musée Antoine-Lécuyer de Saint-Quentin.

1757

La terre de Brunoy est érigée en marquisat.

1766

Mort au château de Brunoy. Son fils Armand-Louis Joseph lui succède comme marquis de Brunoy.

1774

Le domaine passe au comte de Provence, futur Louis XVIII, et la famille quitte Brunoy. Le Grand Château est ensuite délaissé, puis rasé après la Révolution.

Patrimoine associé

Les châteaux liés à cette personnalité

1 lieu
Réseau historique

Personnalités liées

Approfondir

Jean Pâris de Montmartel dans l’histoire

Brunoy, de la seigneurie au marquisat

La notice d'Aix-Marseille Université et l'historique du château s'accordent sur l'acquisition du fief de Brunoy en 1722. Le document patrimonial de l'agglomération Val d'Yerres Val de Seine retient 1744 pour le rachat du Grand Château, un ancien petit château féodal. L'écart pourrait refléter deux étapes, la seigneurie puis la demeure, mais aucune source consultée ne l'explique. Pâris de Montmartel agrandit le logis, fait construire des communs et, vers 1745, le pont de Soulins pour desservir le hameau coupé par l'aménagement du parc. La terre est érigée en marquisat en 1757. Il meurt dans son château en 1766.

Les Grandes Eaux et leur disparition

La renommée de Brunoy tenait à ses Grandes Eaux, aménagées sur le coteau qui descend vers l'Yerres. Bassins, parterres, statues, long canal et cascade y étaient alimentés par les eaux de la forêt de Sénart et par une machine élévatoire. Le fils du financier, Armand-Louis Joseph, poursuit l'embellissement des appartements et des jardins avant de s'endetter. En 1774, le domaine passe au comte de Provence, futur Louis XVIII, qui s'installe au Petit Château. Le Grand Château est délaissé, puis rasé après la Révolution, et les eaux disparaissent peu à peu. Il n'en reste aujourd'hui qu'une petite parcelle reconstituée, et le musée municipal Robert Dubois-Corneau conserve la mémoire de cette période.

Documentation

Sources de la fiche

Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.