
Vannes
Château de l'Hermine
pâtissier-traiteur, constructeur de l'hôtel Lagorce
→Julien Lagorce était traiteur-pâtissier à Vannes à la fin du XVIIIe siècle. Son nom reste attaché à l'hôtel Lagorce, aussi appelé château de l'Hermine. Il acquiert en 1784 l'emplacement de l'ancienne résidence fortifiée des ducs de Bretagne, élevée à partir de 1380-1381 par Jean IV au pied des remparts sud. L'édifice médiéval, délaissé après le départ de la cour ducale pour Nantes, avait été démantelé au XVIIe siècle. Lagorce fait alors bâtir une demeure de goût néoclassique, datée de 1785 par les sources régionales, et fait abattre en 1798 les restes des deux tours ducales. Il y ouvre un hôtel-restaurant qui gagne une certaine réputation sous le Consulat ; cette activité s'arrête en 1803. Il ne faut pas confondre l'immeuble qui porte son nom avec le château ducal disparu, même si les fouilles préventives de l'Inrap menées en 2023 dans la cour ont montré que fondations, fossés et latrines de la résidence de Jean IV subsistent sous la demeure de Lagorce. Le bâtiment appartient à l'État à partir de 1876, puis à la Ville de Vannes depuis 1976, qui le transforme en musée des Beaux-Arts.
En 1784, l'ancienne forteresse de Jean IV n'est plus qu'un ensemble de vestiges : délaissée après le transfert de la cour à Nantes, démantelée au XVIIe siècle, ses pierres ont servi aux remparts et aux quais du port. Julien Lagorce, traiteur-pâtissier de la ville, achète ce terrain au pied des remparts sud et y fait bâtir une demeure classique, datée de 1785. En 1798, il fait abattre les deux tours ducales qui subsistaient encore.
Château de l'HermineJulien Lagorce achète le site de l'ancien château ducal de l'Hermine, à Vannes.
Date donnée par les sources régionales pour la construction de l'hôtel Lagorce, demeure de goût néoclassique.
Lagorce fait démolir les vestiges des deux tours du château ducal.
Il tient dans la demeure un hôtel-restaurant réputé sous le Consulat.
Fin de l'activité de l'hôtel-restaurant.
Lagorce transforme la demeure en hôtel-restaurant, apprécié sous le Consulat ; l'édifice garde dans l'usage le nom d'« hôtel Lagorce ». L'affaire prend fin en 1803. L'État achète le bâtiment en 1876 et y installe successivement une école d'artillerie, la Trésorerie générale du Morbihan, puis une école de droit.
Au printemps 2023, l'Inrap mène une fouille préventive dans la cour de l'hôtel Lagorce, en préparation du futur musée. Les archéologues mettent au jour, environ quatre mètres sous le niveau actuel, une partie de l'enceinte et des fossés du château de Jean IV, des maçonneries de logis, un escalier, des latrines et des canalisations, ainsi qu'un mobilier des XVe-XVIe siècles. La demeure de Lagorce recouvre donc l'essentiel des niveaux médiévaux sans les avoir détruits.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.