La collégiale et les fonts du baptême
Le baptême est rattaché à la collégiale Notre-Dame, l'église principale de la ville, où l'on montre toujours les fonts baptismaux, protégés par une grille ; une source touristique régionale le situe toutefois au château. Cet objet est devenu le principal témoin matériel du lien entre le roi et sa ville natale. La tradition locale ajoute que Louis aimait signer « Louis de Poissy », formule reprise par la commune lors de l'exposition de 2014. La collégiale abrite aussi des œuvres venues de l'ancien prieuré, comme la statue d'Isabelle de France, fille du roi.
Du château au prieuré royal
Après la canonisation prononcée en 1297 par Boniface VIII, Philippe le Bel fait de Poissy un sanctuaire dynastique. En 1304, il y fonde un monastère de dominicaines dédié à son grand-père, bâti en grande partie à l'emplacement du château. L'établissement devient l'une des maisons les plus riches du royaume. Il n'en reste aujourd'hui que la porterie, qui abrite le musée du Jouet ; c'est dans cet espace que la Ville a présenté en 2014-2015 l'exposition « Sous le sceau du roi. Saint Louis, de Poissy à Tunis ».
Un roi bâtisseur et croisé
Au-delà de Poissy, le règne laisse une trace forte dans le paysage monumental. À Paris, la Sainte-Chapelle est élevée dans le palais de la Cité entre 1241 et 1248 pour recevoir les reliques de la Passion acquises à partir de 1239 ; le roi fonde aussi les Quinze-Vingts en 1254. Ses deux croisades le conduisent en Égypte, où il est capturé à Mansourah en 1250, puis vers Tunis : il embarque à Aigues-Mortes le 1er juillet 1270 et meurt devant la ville le 25 août suivant. Son corps est ramené à Saint-Denis, nécropole de la dynastie.