Le Plessis-Robinson
Château de la Solitude
a séjourné en maison de repos
→Président du Conseil (1914-1915) · Ministre du Travail · Garde des Sceaux · Sénateur de la Creuse
René Viviani (1862 ou 1863 – 1925), avocat, journaliste et homme politique socialiste puis indépendant, fut le premier ministre du Travail de la République (1906-1910), puis président du Conseil lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale (juin 1914 – octobre 1915). Frappé par une attaque d'apoplexie à la tribune en 1923 et resté paralysé, il s'éteint le 6 septembre 1925 au Plessis-Robinson. Son nom est rattaché au château de la Solitude, bâti en 1903 pour une héritière d'une famille de chocolatiers parisiens, transformé ensuite en clinique privée où Viviani fut soigné ; l'édifice, devenu carmel puis collège technique, est aujourd'hui en ruine dans le bois de la Solitude.
Avocat à Alger puis à Paris, Viviani s'impose comme orateur et journaliste socialiste (La Petite République, L'Humanité). Député de la Seine, puis de la Creuse, il devient en 1906 le premier titulaire du ministère du Travail sous Clemenceau, puis ministre de l'Instruction publique en 1913-1914. Président du Conseil à partir de juin 1914, il dirige le gouvernement à l'entrée en guerre, avant de rester garde des Sceaux jusqu'en 1917. Élu sénateur de la Creuse en octobre 1922, il est terrassé par une attaque en pleine allocution en juin 1923 et ne retrouve plus l'usage de ses moyens physiques.
Premier mandat de député de la Seine.
Construction du château de la Solitude au Plessis-Robinson pour une héritière de chocolatiers parisiens.
Premier ministre du Travail et de la Prévoyance sociale.
Président du Conseil, également chargé des Affaires étrangères, au début de la Première Guerre mondiale.
Élection comme sénateur de la Creuse.
Attaque d'apoplexie pendant un discours ; paralysie jusqu'à sa mort.
Décès au Plessis-Robinson, au château de la Solitude selon areq.net.
Selon la notice du site areq.net, Viviani meurt au château de la Solitude, au Plessis-Robinson ; le Sénat et l'Assemblée nationale confirment un décès le 6 septembre 1925 dans la commune. Le château, construit en 1903 pour une héritière d'une dynastie de chocolatiers parisiens, a été reconverti en clinique privée, où l'ancien président du Conseil séjourna, selon la presse de loisirs patrimoniaux. Il fut ensuite occupé par des carmélites puis par un collège technique pour jeunes mères, avant l'abandon des années 1970 et la ruine actuelle. Les dates précises du séjour de Viviani à la clinique ne sont pas documentées dans les sources consultées.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.