
Piégut-Pluviers
Château de Puyrazeau
Archéologue et historien (1820-1864), membre de la famille
→Inspecteur divisionnaire de la Société française d'archéologie · Membre correspondant du Comité des arts et monuments · Membre de l'Institut des provinces
Félix-Joseph de Verneilh-Puyraseau (1820-1864) est l'un des pionniers de l'archéologie monumentale française. Issu de la famille qui tient le fief de Puyraseau, à Piégut-Pluviers, depuis une dot de 1784, il porte le nom du domaine. Après des études de droit à Paris, il se tourne vers l'archéologie, participe dès 1844 aux Annales archéologiques de Didron et devient inspecteur divisionnaire de la Société française d'archéologie. Son ouvrage de 1851 sur Saint-Front de Périgueux et les églises à coupoles de l'Aquitaine, illustré par son frère Jules, rapproche ces édifices de Saint-Marc de Venise et nourrit un long débat sur les influences byzantines. Il entraîne Jules, futur restaurateur et occupant de Puyraseau, vers l'étude du Moyen Âge. Mort prématurément en 1864, il est cité par le tourisme départemental parmi les membres de la famille liés au château.
Le fief de Puyraseau, au sud-est de Piégut, est entré dans la famille de Verneilh par mariage en 1784, et la branche en a adopté le nom. Félix appartient à une lignée de notables lettrés : un député-préfet historien de l'Aquitaine, un magistrat collectionneur, puis son frère Jules, qui restaurera la demeure. Le comité départemental du tourisme le range parmi les figures familiales associées au château ; aucune propriété personnelle n'est toutefois documentée.
Château de PuyrazeauNaissance dans la famille de Verneilh-Puyraseau, en Nontronnais.
Études à l'École de droit de Paris.
Participe à la fondation des Annales archéologiques avec Didron.
Publie La Cathédrale de Cologne.
Publie L'Architecture byzantine en France, sur Saint-Front de Périgueux, illustré par son frère Jules.
Des influences byzantines, lettre à Ludovic Vitet.
Mort à 43 ans ; son frère Jules reprend ses fonctions archéologiques.
Son livre de 1851 sur Saint-Front de Périgueux est son œuvre la plus marquante : il y rattache les églises à coupoles de l'Aquitaine au modèle de Saint-Marc de Venise et, au-delà, à Byzance. La thèse, prolongée en 1855 par une lettre à Ludovic Vitet, suscite de longues controverses. Il défend aussi l'origine française de l'architecture gothique, notamment dans son étude sur la cathédrale de Cologne.
Juriste de formation, il entre tôt dans le cercle des premiers archéologues du Moyen Âge : Didron, Arcisse de Caumont, Guilhermy. Inspecteur divisionnaire de la Société française d'archéologie et membre de l'Institut des provinces, il y introduit son frère Jules, qui illustre ses publications puis reprend ses fonctions après sa mort prématurée en 1864.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.