
Piégut-Pluviers
Château de Puyrazeau
Propriétaire à partir de 1794 ; député de la Dordogne, préfet sous l'Empire, baron
→Préfet de la Corrèze · Préfet du Mont-Blanc · Baron (lettres patentes du 5 août 1814)
Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau (1756-1839), originaire de Nexon en Limousin, est un administrateur et parlementaire de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration. Marié en 1784 à Christine de Lavallade, qui lui apporte selon la Société historique et archéologique du Périgord le fief et le château de Puyraseau à Piégut-Pluviers, il fait de ce lieu le berceau de sa descendance, dont l'archéologue Félix de Verneilh et le dessinateur Jules de Verneilh. Député, préfet de la Corrèze puis du Mont-Blanc, créé baron en 1814, il est aussi l'auteur d'une statistique du Mont-Blanc et d'une Histoire politique et statistique de l'Aquitaine.
Né à Nexon, où sa famille exerçait dans la sphère notariale, Jean-Joseph de Verneilh est présenté par les Chroniques du Groupe de recherches historiques de l'Isle (SHAP) comme coseigneur de Nexon, ce qui explique l'origine de son nom. En 1784, il épouse Christine de Lavallade. Toujours selon cette source, la dot de l'épouse comprend le fief et le château de Puyraseau, à Piégut-Pluviers, en Dordogne. La fiche du château indique en revanche une propriété « à partir de 1794 » : l'écart entre ces deux repères (acquisition par mariage en 1784, entrée dans les actes ou la jouissance en 1794) n'a pas pu être tranché et doit être attribué avec prudence. Le nom composé « Verneilh-Puyraseau » sera ensuite porté par ses descendants.
Château de PuyrazeauNaissance de Jean-Joseph de Verneilh à Nexon (Limousin).
Mariage avec Christine de Lavallade, dont la dot comprend, selon la SHAP, le fief et château de Puyraseau.
Élu député de la Dordogne à l'Assemblée législative.
Préfet de la Corrèze, puis du Mont-Blanc.
Révocation de la préfecture du Mont-Blanc.
Lettres patentes le créant baron héréditaire.
Publication de l'Histoire politique et statistique de l'Aquitaine.
Mort de Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau.
Élu député de la Dordogne à l'Assemblée législative en 1791, il devient sous le Consulat préfet de la Corrèze (an VIII), puis du Mont-Blanc (an X). La notice encyclopédique qui reprend le Dictionnaire des parlementaires de Robert et Cougny précise qu'il est révoqué en février 1804 pour avoir refusé de faire condamner des familles de conscrits réfractaires. Il siège ensuite au Corps législatif, à la Chambre des Cent-Jours, puis à la Chambre des députés sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Les Chroniques de la SHAP mentionnent des mandats de 1817 à 1824 et de 1827 à 1830.
Son passage en Savoie donne lieu à une Statistique du département du Mont-Blanc (publiée en 1807 selon la référence citée). Il contribue aux Observations des commissions consultatives sur le projet de Code rural (1810-1814) et publie l'Histoire politique et statistique de l'Aquitaine (1822-1827, trois volumes), ainsi qu'une autobiographie, Mes souvenirs de 75 ans (Limoges, 1836). Les Chroniques de la SHAP rappellent que ses petits-fils ont utilisé son Histoire de l'Aquitaine. Un fonds personnel est conservé aux Archives nationales (AB XIX 4231 à 4233).
L'office de tourisme de Dordogne-Périgord rattache au château de Puyraseau plusieurs membres de la famille : Joseph de Verneilh, député de la Dordogne et préfet sous l'Empire, Félix de Verneilh, archéologue, Jules de Verneilh, dessinateur, et Charles de Verneilh, pionnier de l'aviation. Le logis principal date du XVIIIe siècle et le château s'élève probablement sur un fief plus ancien mentionné en 1382. Jules, petit-fils du préfet, y aurait fait aménager un atelier et une bibliothèque.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.