
Saint-Étienne-le-Molard
Château de la Bâtie d'Urfé
écrivain, auteur du roman L'Astrée, membre de la famille propriétaire
→Comte de Châteauneuf · Marquis du Valromey · Seigneur de Virieu-le-Grand · Chevalier de l'Annonciade (1618)
Honoré d'Urfé (1567-1625), auteur de L'Astrée, premier grand roman-fleuve de la littérature française, a fait d'un paysage de châteaux et de rivières le décor d'une œuvre lue dans toute l'Europe du XVIIe siècle. Petit-fils de Claude d'Urfé, l'humaniste qui transforma dans les années 1540-1550 la Bâtie d'Urfé en demeure d'apparat Renaissance, il grandit dans ce Forez qu'il transpose en pays des bergers Astrée et Céladon, sur les bords du Lignon. Sa vie, en revanche, est celle d'un ligueur : lieutenant général en Forez pour le duc de Nemours, deux fois emprisonné en 1595, il se réfugie dans les États de Savoie, achète la seigneurie de Virieu-le-Grand en Bugey et y écrit l'essentiel de son roman. Son mariage en 1600 avec Diane de Châteaumorand, ex-épouse de son frère Anne, nourrit une lecture autobiographique de L'Astrée déjà répandue chez ses contemporains. La fiche relie ainsi la Bâtie, le château d'Urfé, Virieu-le-Grand et Châteaumorand dans une géographie à la fois réelle et romanesque.
Claude d'Urfé (1501-1558), diplomate de François Ier et d'Henri II et gouverneur des enfants royaux, est l'un des grands artisans de la Renaissance en Forez : il transforme dans les années 1540-1550 le château familial de la Bâtie, à Saint-Étienne-le-Molard, en demeure d'apparat dotée notamment d'une grotte de rocailles, et y réunit une bibliothèque de plusieurs milliers de volumes. C'est dans ce cadre qu'Honoré passe une partie de sa jeunesse ; L'Astrée s'inspire en partie de ces années. Le château appartient depuis 1909 à la Diana, société historique et archéologique du Forez, qui le restaure et l'ouvre au public.
Château de la Bâtie d'UrféNaissance à Marseille.
Nommé par Nemours lieutenant général au gouvernement de Forez.
Emprisonné à Feurs puis à Montbrison ; rançon payée par Diane de Châteaumorand.
Mariage avec Diane de Châteaumorand.
Première partie de L'Astrée.
Retour à Virieu-le-Grand.
Collier de l'ordre de l'Annonciade.
Mort à Villefranche-sur-Mer.

Saint-Étienne-le-Molard
écrivain, auteur du roman L'Astrée, membre de la famille propriétaire
→
Champoly
petit-fils de Claude, auteur du roman L'Astrée
→Virieu-le-Grand
seigneur, marquis de Valromey (1599)
→Yzeure
écrivain, gouverneur du Bourbonnais, résident du château
→Saint-Martin-d'Estréaux
écrivain, y compose L'Astrée vers 1607
→De 1590 à 1595, Honoré combat dans le camp de la Ligue contre Henri IV ; le duc de Nemours le nomme en 1594 lieutenant général au gouvernement de Forez. Emprisonné à Feurs puis à Montbrison en 1595, il est libéré grâce à une rançon payée par Diane de Châteaumorand, alors épouse de son frère Anne. Amnistié, il se retire dans les États du duc de Savoie, en Bugey, où il acquiert la seigneurie de Virieu-le-Grand. Il ne prête hommage au roi de France qu'en avril 1602, après le rattachement du Bugey au royaume.
Après l'annulation du mariage d'Anne d'Urfé, Honoré, délié de ses vœux dans l'ordre de Malte, épouse Diane de Châteaumorand le 15 février 1600. Le couple vit tour à tour à Saint-Martin-d'Estreaux, à la Bâtie, à Paris, puis séparément : en 1614, Honoré retourne à Virieu-le-Grand, tandis que Diane regagne Châteaumorand. Les trois premières parties de L'Astrée paraissent en 1607, 1610 et 1619 ; la tradition, matérialisée par un buste inauguré en 1908, situe à Virieu la rédaction de la plus grande partie du roman, que son secrétaire Balthazar Baro achève après sa mort.
1607 · Roman pastoral situé dans le Forez de la Bâtie, en partie écrit à Virieu-le-Grand.
ParisCette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.